Sur nos sites, un conducteur de bulldozer façonne le terrain avec les terres issues des chantiers du BTP. Aux commandes de son engin, il pousse, étale et règle ces matériaux pour leur donner une seconde vie : talus, buttes paysagères, futurs parcs. Ainsi ces terres inertes deviennent la matière de nouveaux paysages.
C’est ainsi que Baptiste s’est formé. Entré chez ECT comme alternant après un CAP de conducteur d’engins, il a appris son métier auprès de son tuteur Dimitri et aux côtés de son mentor, Belmiro. À l’issue de son alternance, il a été embauché en CDI. Après plusieurs chantiers en Île-de-France, il a rejoint les Hauts-de-France, où il est en charge du site de Harnes (Pas-de-Calais). Aujourd’hui, il façonne les nouveaux reliefs du projet, aux commandes d’un bulldozer à guidage GPS 3D. Il nous raconte son parcours et sa passion intacte.
Devenir conducteur d'engins de TP grâce à l'apprentissage
Vous aimez votre métier de bulliste ?
Ah oui, oui, j’adore ! Sinon, je ne l’aurais pas choisi. C’est vraiment une passion que j’ai depuis tout petit. Et j’ai eu la chance qu’on me mette rapidement sur un bulldozer. J’ai toujours aimé ça.
Quel est votre parcours chez ECT ?
Après plusieurs stages pendant mon CAP, j’ai été pris en alternance par ECT lors de mon brevet professionnel de conducteur d’engin. J’ai été formé par mon mentor, Belmiro, qui possède un savoir-faire immense. C’est grâce à lui que je sais aujourd’hui conduire un bulldozer. Puis j’ai été embauché en CDI. Dimitri, mon ancien tuteur lors de l’alternance, m’a offert de nombreuses opportunités sur les sites d’ECT en Île-de-France, j’ai travaillé à Annet-sur-Marne, Coubert, Vaujours, Villeparisis, Villeneuve-sous-Dammartin ou Chelles. Puis il m’a fait confiance en me laissant travailler en autonomie.
Et vous conduisez aussi d’autres engins de TP ?
Chez ECT, pendant mon apprentissage, j’ai touché à tout. J’ai tous les CACES importants, on va dire : pelles, chargeurs… tous, sauf le porte-engins !
Et maintenant, vous vivez dans les Hauts-de-France ?
Je me suis installé à Lens, au moment de ma prise de poste à Auby et à Harnes. Je suis à dix minutes d’ici : c’est parfait !
Mon métier : dessiner le terrain au centimètre près
En quoi consiste le métier de conducteur de bulldozer, ou « bulliste », sur un chantier ECT ?
D’abord, je pousse et je régale les terres déchargées par les camions. Ensuite, il y a toute la mise en forme, le modelé paysager : je réalise les talus et je façonne le relief pour rendre le site agréable, en respectant le plan du projet. Je contrôle également chaque déchargement, pour éviter qu’on nous apporte n’importe quoi. Je fais un contrôle visuel, et je sens aussi la terre. Les refus restent rares.
Et concrètement, à quoi ressemblent les terres refusées ?
La terre, c’est de la terre… mais elle peut contenir des indésirables, du plastique par exemple. Si la quantité est minime, on les retire et on les dépose dans la benne prévue à cet effet. Si c’est trop, on refuse le chargement et on fait recharger les terres dans le camion.
Votre bulldozer est équipé d’un guidage GPS 3D ?
Oui, tout à fait ! J’ai dans la machine les talus, les pentes, les cotes altimétriques… tout ce qu’il faut pour travailler juste et avancer efficacement.
Et cela simplifie le travail ?
Il faut s’y faire, mais franchement, c’est une sacrée aide, parce que je peux anticiper. Il faut apprendre à travailler avec, et d’ailleurs, j’apprends encore ! Ce n’est pas du tout la même conduite qu’un bull sans guidage. Quand on n’a que le tableau de bord, on pousse les terres à l’œil. Avec la 3D, on tient directement les pentes du projet, et ça, j’adore ! Il faut suivre ce que le GPS indique pour faire du bon travail. Mais il y a un coup de main à prendre : être minutieux avec la lame, être patient. C’est différent… et moi, j’adore.
Il faut adopter une conduite plus souple ?
Exactement, il faut prendre son temps.
Le guidage GPS 3D, un nouvel outil pour le bulliste
Votre bulldozer est équipé d’un guidage GPS 3D ?
Oui, tout à fait ! J’ai dans la machine les talus, les pentes, les cotes altimétriques… tout ce qu’il faut pour travailler juste et avancer efficacement.
Et cela simplifie le travail ?
Il faut s’y faire, mais franchement, c’est une sacrée aide, parce que je peux anticiper. Il faut apprendre à travailler avec, et d’ailleurs, j’apprends encore ! Ce n’est pas du tout la même conduite qu’un bull sans guidage. Quand on n’a que le tableau de bord, on pousse les terres à l’œil. Avec la 3D, on tient directement les pentes du projet, et ça, j’adore ! Il faut suivre ce que le GPS indique pour faire du bon travail. Mais il y a un coup de main à prendre : être minutieux avec la lame, être patient. C’est différent… et moi, j’adore.
Il faut adopter une conduite plus souple ?
Exactement, il faut prendre son temps.
À Harnes, un nouveau paysage prend forme
Nous sommes à Harnes sur une partie du site en cours de réaménagement ?
Exactement. Je commence par tout mettre à plat et régaler l’ensemble, pour disposer ensuite d’une base propre et pouvoir modeler exactement comme je le souhaite. Puis on attaque les grandes hauteurs, jusqu’au niveau des arbres, là-bas. L’objectif, c’est de faire quelque chose de beau ! Enfin, on créera une rampe en pente douce pour accéder au sommet.
Et le point haut culminera à quel niveau ?
Au niveau du petit bosquet que l’on a conservé, là-bas. Ça représente huit mètres de dénivelé.
Le pied de ces arbres a été en partie recouvert par le remblai ?
Exactement. Avant les travaux, les troncs dépassaient davantage. Mais les arbres ont dû être conservés.
Et de ce côté-là ?
Ah, de ce côté-là, c’est l’endroit le plus intéressant !
En quoi consiste exactement ce remblaiement ?
Toute une partie du projet est désormais achevée. On a aménagé une grande partie dédiée au futur parc. Ici, c’est le même principe : on a préservé les peupliers et on a remblayé tout autour. Et au niveau du grand arbre, un belvédère permettra de monter pour profiter d’une belle vue sur l’ensemble du site.
Combien êtes-vous pour faire tourner le site ?
Ici, on est deux ou trois. Moi, je suis sur le bulldozer. Mon collègue Nico vient parfois prêter main-forte avec la balayeuse pour maintenir la voirie propre. Et Max tient le poste d’accueil, où il enregistre et contrôle chaque camion à l’entrée.
L’hiver, une saison exigeante pour le conducteur
L’hiver approche. Qu’est-ce que cela change dans la mise en œuvre ?
On le sait déjà : on va recevoir des terres plus difficiles à mettre en œuvre. Avec la météo, elles seront plus humides, plus lourdes, et le bulldozer aura plus de mal à monter. C’est normal, c’est la saison. Mais à part ce manque de portance, les conditions de travail ne changeront pas grand-chose. On sera plus vigilants sur les talus.
Ce stock de gravats est impressionnant !
Il sera bien utile cet hiver pour stabiliser les pistes de roulage des camions. Il est même trop petit à mon goût ! Mais il est très propre, et je suis content.


