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Expérimen-terre, résidence de l’artiste Stefan Shankland sur les sites d’ECT

De mai à novembre 2022, Stefan Shankland était en résidence d’artiste sur les sites d’ECT. L’occasion de développer une réflexion artistique en lien avec les matériaux, les sites et les savoir-faire de l’entreprise.  Cette expérimentation artistique est issue d’un partenariat entre l’artiste, Paris Ile-de-France Capital Economique, la DRAC Ile-de-France, Artistik Bazaar et ECT.

Avec cette résidence, Stefan Shankland poursuit un travail sur les déchets inertes du BTP, entamée il y a quelques années avec la démarche Marbres d’ici.

Une création artistique autour des terres excavées

« Cette résidence avait notamment pour objectif de rendre possible un travail de terrain, des expérimentations en atelier, de nouvelles rencontres avec des experts et des lectures. Ce temps de recherche privilégié a permis d’alimenter des réflexions en cours et favorisé l’émergence de nouvelles pistes de créations artistiques autour des terres excavées, des terres de tunneliers et des déchets inertes gérés par l’entreprise ECT. »

Stefan Shankland.

En conclusion à cette résidence, Stefan Shankland a restitué sa recherche . Voici des extraits de sa réflexion. 

Terres excavées : monumental et invisible

“La monumentalité des volumes de sous-sol excavés s’impose à nous : près de 20 millions de tonnes de terre excavées chaque année en Île-de-France (dont 13 à 15 millions gérées par l’entreprise ECT). Les travaux du Grand Paris Express vont à eux seuls générer près de 50 millions de m3 de terre. 

Des chiffres bien réels qui restent une abstraction à laquelle nous
n’arrivons pas à rattacher d’expériences vécues ou de représentations concrètes :
« 50 millions de mètres cubes » C’est quoi ? C’est où ? C’est comment ?

La matière « terre » demeure invisible pour la majorité d’entre nous : nous n’aurons sans
doute jamais devant nos yeux ou entre nos mains le moindre échantillon de terres de
tunnelier extraites de nos sous-sols profonds.

À l’avenir nous utiliserons les transports en communs, nous emprunterons des kilomètres de tunnels au quotidien. Et par les fenêtres du GP Express nous verrons « rien ». La terre nous échappera. La terre restera un mot, une idée, une promesse. Un vide.”

Monument négatif

“Négatif : le contraire, l’opposé, l’inverse. Le négatif du trou du tunnelier : un monument émergé de terre excavée.
Négatif : qui est soustrait de, qui est retiré à, qui est invisibilisé. Qui résiste à nos mots, qui fait défaut à nos représentations, qui se soustrait à notre
expérience. Monument négatif, paysage négatif, matière négative.
Un site d’entreposage de terres excavées : un anti-monument ?
La terre de tunnelier : une anti-matière ?”

Manifeste

“Le travail de l’artiste de terrain ne se résume pas à l’explication d’une situation ou à la communication d’une information.
Son travail : tenter de rendre visible, tangible, perceptible.
Chercher à tirer un positif à partir d’un négatif. Faire manifeste à partir du latent, de l’absent, d’un invisible omniprésent.”

La terre est partout / la terre est nulle part

“La terre profonde est toujours en-dessous du seuil de visibilité : sous nos pieds, de l’autre côté des palissades de chantier interdites au public, derrière la digue, au-delà de l’horizon des casier, recouverte à jamais sous une couche de terre végétale.

L’invisibilité, l’incommensurabilité, l’absence de représentation concernant les terres excavées ou celles produites par le tunnelier du GP Express rejoignent ici d’autres sujets monumentaux tout aussi fondamentaux et tout aussi invisibles : la métropole des infrastructures, la ville des flux et des réseaux, le métabolisme urbain, les montagnes invisibles de déchets du BTP, l’anthropocène ; qui façonnent le paysage et le monde…”

Vide d'expérience

On voit la digue horizontale. On la voit d’en bas. De profil. Jamais d’en haut. Jamais de dedans. Sauf sur des images satellites – mais cela reste virtuel.

Qui a fait l’expérience d’un site d’entreposage des terres excavées de l’intérieur ? Qui a vu la terre de tunnelier à l’état liquide, plastique, déversée en son centre ? Qui a mis la main ou le pied dedans ?

Derrière ces digues, dans ces casiers : plusieurs millions de mètres cubes de strates géologiques ancestrales remixées par un tunnelier lâché dans le sous-sol de l’Île-de-France au 21ème siècle. Un mythe ? Une réalité !”

 

Monuments furtifs

“On aperçoit les casiers, en général de loin, intégrés au grand paysage anthropisé de l’Île-de-France. Le profil allongé de leurs digues, leur uniformité, leurs dimensions difficiles à évaluer, l’impossibilité d’en faire le tour, d’en saisir la configuration globale — tout ceci leur confère une sorte d’indéchiffrablilité.

Ce sont des installations monumentales furtives, dont la taille réelle, la forme, la nature, le fonctionnement et le devenir échappent à ceux qui passent à proximité. Elles sont là, mais ne nous communiquent rien. Ces installations monumentales ne font pas signe.”

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