« Quand les terres excavées du Grand Paris profitent à l’aménagement du territoire », un article de Giuletta Gamberini dans La Tribune

27 mars 2019
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[L’entreprise ECT réemploie ces terres pour transformer des espaces dénaturés en parcs urbains ou champs agricoles

27 mars 2019, un article de Giulette Gamberini dans la TRIBUNE

Les volumes, énormes, en font l’un des principaux enjeux environnementaux du Grand Paris : comment valoriser les dizaines de millions de tonnes de terres excavées qui seront générées par les travaux, 40 millions par le seul chantier du Grand Paris Express? Pour le groupe francilien ECT, ce défi est surtout une opportunité. Actif dans ce domaine depuis les années 1970, il a en effet développé une solution qui va au-delà de celle traditionnellement proposée par les terrassiers, consistant à réemployer ces terres pour les remblais d’autoroutes. ECT les met plutôt au profit de l’aménagement du territoire. « Nous en faisons des parcs, mais aussi des champs ou des bois, là où il y avait des espaces dénaturés : friches, terrains de sport, décharges sauvages, carrières désaffectées …
», explique le président de l’entreprise, Laurent Mogno.

Le modèle économique d’ECT, qui compte déjà des dizaines de réalisations, se fonde sur le statut de « déchets » que la législation attribue aujourd’hui à toutes ces terres excavées, y compris au 80% qui ne sont pas polluées, mais « inertes », c’est-à-dire non susceptibles de se détériorer ou de réagir au contact d’autres matériaux. L’intégralité des recettes de l’entreprise vient en effet du prix payé par les acteurs du BTP pour s’en débarrasser dans le respect de la réglementation.
ECT détecte et traite séparément les éventuelles terres polluées, et fournit les certifications nécessaires aux exigences de traçabilité des déchets.

Dans ses 15 sites d’Île-de-France, il est en capacité de recevoir environ 15 millions de tonnes de terres inertes par an. Et dans certains d’entre eux, comme celui de Villeneuve-sous­-Dammartin, de grandes digues ont même été créées pour accueillir plusieurs tonnes de « terres de tunneliers », qui devraient représenter la moitié des terres excavées du Grand Paris Express, mais qui, en raison de propriétés physiques particulières, exigent des sites adaptés.]

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