Conducteur de bulldozer : un métier de passion et de terrain

Conducteur d'engin

Le parcours de Jérémy témoigne de sa passion pour son métier de conducteur de bulldozer. Aujourd’hui, basé à Crépy-en-Valois (60), il revient sur son évolution professionnelle et ses missions de « bulliste ». 

Rencontre avec un homme d’engins et de terrain.

Un parcours construit sur le terrain

Je travaille chez ECT depuis 17 ans. J’ai débuté comme placier pour ECT, puis j’ai évolué en interne. J’ai obtenu mes CACES (Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité), ce qui me permet de pouvoir conduire chargeuse, pelle et bulldozer. Aujourd’hui, cela fait 13 ans que j’occupe le poste de conducteur d’engins..

Au fil des années, j’ai travaillé sur de nombreux projets d’ECT en Ile-de-France, à Buchelay (78), Porcheville (78), Epone (78), ou Clichy-sous-Bois (93). Mais aussi, à Mazingarbe (62), dans le Bassin minier de Lens.

Actuellement, je travaille au remblaiement par ECT de la carrière Sibelco de Crépy-en-Valois (60). Le site de Crépy est particulier pour moi. Il y a 38 ans, mon père y travaillait à l’extraction de sable. C’est un peu un retour aux sources.

Un métier d’adaptation et de polyvalence

Ce qui me plaît, c’est la diversité des missions.
Chaque projet est différent. Ainsi, les objectifs, les contraintes et les matériaux changent sur chaque site d’ECT.

Les terres mises en œuvre ne sont pas les mêmes selon les sites : les schistes du Nord ne ressemblent pas aux marno-calcaire d’Île-de-France. Il faut s’adapter en permanence et ajuster sa méthode de travail. 

Les travaux de finition sont très différents de ceux de la réception des terres inertes. Il faut réaliser la forme définitive des modelés.  Puis mettre en place les terres de couvertures. Pour cela, on renappe les terres initiales ou on réalise un substrat fertile. Comme sur les projets de Buchelay (78) ou de Clichy-sous-Bois (93).C’est exigeant, mais l’expérience permet de gagner en maîtrise.

Autonomie, coordination et travail d’équipe

La polyvalence fait aussi partie du métier et demande de savoir s’adapter aux contraintes du terrain et aux différentes phases des opération : la pelle est utilisée pour les travaux de terrassement, la réalisation de fossés ou de certains talus très pentus ou quand les terres sont trop grasses pour être travaillées au bull.

Ce métier repose sur un équilibre. On travaille seul sur la machine, avec autonomie et rigueur. Mais on travaille aussi en binôme avec le placier. La coordination est essentielle.

La diversité des missions rend le quotidien stimulant et techniquement riche.

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