Le 7 octobre, près de 50 personnes se sont réunies à Mazingarbe pour inaugurer l’espace forestier, le verger à graines et la liaison douce aménagés au pied du terril 49. Au cœur du projet, un verger à graines de 1 250 plants, entouré d’une forêt et d’un espace agricole. Une transformation rendue possible par l’économie circulaire des terres du BTP.
Une inauguration en présence des acteurs du territoire
Le ruban inaugural a été coupé par Sandra Guthleben, sous-préfète de Lens, et Laurent Poissant, maire de Mazingarbe, Michel Marchyllie, directeur général des Espaces naturels régionaux (ENRx) et Julien Golaszewski d’ECT. La matinée s’est conclue autour d’un verre de l’amitié pour profiter de la vue du belvédère. Un moment partagé avec les membres du conseil municipal de Mazingarbe, le Conservatoire d’espaces naturels des Hauts-de-France, la Mission Bassin Minier, la Chaine des Terrils, la Régie de quartier Activ’Cités et l’association Noeux Environnement.
Ce moment a été l’occasion de retracer l’histoire du site et de présenter les actions menées pour lui redonner un usage au service du territoire.
Au pied du terril 49, un site longtemps délaissé
Avant les travaux, les terrains situés au pied du terril étaient abandonnés. Envahis par des déchets, ils étaient aussi colonisés par une plante exotique envahissante : la Berce du Caucase. Pourtant, ils jouxtent des espaces naturels gérés par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN). Le projet de requalification a donc été pensé dans une logique à la fois écologique, paysagère, pédagogique et d’amélioration du cadre de vie.
Ses ambitions :
- ouvrir le site au public ;
- installer un verger à graines ;
- créer une forêt urbaine ;
- maintenir un espace agricole.
Les terres du BTP, matériau et financement de la transformation
Les terres inertes issues des chantiers locaux du BTP sont à la fois le matériau et la source de financement de ce projet. Leurs apports ont d’abord permis de réaliser les modelés nécessaires et de recouvrir la Berce du Caucase, désormais éliminée. Mélangées à du compost, ces terres forment ensuite un horizon fertile, propice à la croissance des jeunes plants.
Un verger à graines au service de la filière « Végétal local »
Le verger à graines a pris place sur le plateau, à l’emplacement des anciens bassins de décantation des charbonnages. Son objectif : renforcer la production d’arbustes champêtres d’origine régionale garantie. Les acteurs de la filière, pépiniéristes et associations engagés dans la marque « Végétal local », peuvent ainsi récolter en un seul lieu les graines de pieds-mères sélectionnés.
Le verger compte 1 250 plants de 8 essences d’origine locale. Développé avec l’Office français de la biodiversité (OFB), il a été conçu par ENRx, qui a sélectionné les espèces, les plants et leurs lieux d’origine en fonction des sols du site et des besoins locaux en graines. L’association Noeux-Environnement a ensuite réalisé l’ensemble des plantations, verger comme forêt.
Une forêt pour protéger l'authenticité des semences
Une forêt dense et diversifiée de 1,1 hectare entourera le verger. Elle agira comme une barrière pollinique en bloquant le pollen venu de l’extérieur, ce qui garantit l’authenticité génétique des semences produites. Les insectes pollinisateurs resteront ainsi dans le verger. Ils y polliniseront, de proche en proche, des plants issus de différents territoires des Hauts-de-France, favorisant le brassage génétique.
Un nouveau chemin piéton entre Vermelles et Mazingarbe
Le site s’ouvre aussi aux habitants. Un chemin piéton relie désormais Vermelles à Mazingarbe et permet de découvrir la campagne environnante sans emprunter la route nationale.
Chiffres clés
ha
surface du projet
mois
arbres plantés
hectares
de vergers à graines
hectares
de forêt périurbaine
hectares
de parcelle agricole
Nous remercions l’ensemble des partenaires et des élus pour leur présence et leur engagement à nos côtés.

