Et si le plus grand problème écologique était l’oubli ?

Crapaud calamite

En 1962, paraissait le célèbre ouvrage de Rachel Carson « le Printemps silencieux ». Il permit au grand public et aux élus nord-américains comme européens de prendre conscience des ravages de l’utilisation du DDT qui vidait nos campagnes de leurs oiseaux, tant par empoisonnement que par altération de leur reproduction. Le DDT fut par la suite interdit. 

 

La situation actuelle est bien pire que celle des années 1960

La crise climatique, tout aussi grave, occulte celle de l’effondrement de la biodiversité, alors même que la bonne santé des écosystèmes et des sols permettrait une résilience accrue de nos territoires.

À l’aide de programmes de renforcement ou de surveillance, quelques grandes et prestigieuses espèces se maintiennent ou se réinstallent. C’est important. Citons les faucons pèlerins, les vautours fauves et moines, les gypaètes, les cigognes blanches et noires.

Mais pendant ce temps, la majorité des espèces, oiseaux, amphibiens, chiroptères, invertébrés… disparaissent. Nos pratiques ne changent pas ou pas suffisamment rapidement. Les campagnes, villes et jardins deviennent silencieux. Même le moineau domestique se fait rare. Qui se souvient des nuées d’insectes qui remplissaient la calandre des autos de nos parents et de l’obligation de nettoyer pare-brise et phares au moment des pleins d’essence ?

Protéger la biodiversité « ordinaire »

Le printemps est devenu réellement silencieux et le monde est sourd aux propos des écologues. Pourtant, en plus de la protection des espèces patrimoniales il faut également prendre en compte les espèces « ordinaires », avant que ces espèces les plus courantes ne deviennent des espèces rares et menacées.

Cette biodiversité « ordinaire » a besoin que l’on renforce et que l’on préserve les ressources « sol » et « eau ». Mettre en place des actions relativement simples et souvent efficaces. Par exemple, planter des couvre-sols pour éviter l’érosion des talus ou lutter contre les espèces exotiques envahissantes, planter des haies champêtres, des bois et des vergers, ensemencer des prairies fleuries mais aussi, créer des pelouses maigres, des gîtes d’hivernage pour les chauves-souris et des habitats pour les pollinisateurs sauvages.

Modestement et concomitamment avec d’autres initiatives et acteurs, ECT s’est engagée, en ce sens, pour la nature auprès de l’Office français de la biodiversité.

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